Comité d’initiative pour un nouveau parti anticapitaliste (NPA) d’Albi le 21 mai 2008
Le sujet principal de la réunion était « Écologie et anticapitalisme » présenté par René Pages.
L’écologie et la crise écologique mondiale concerne maintenant tout le monde. Mais n’oublions pas que dès à présent, ce sont les plus pauvres qui en sont les premières victimes : élévation du niveau des océans et inondations ( ex. le Bangla-Desh), sécheresses, hausse des prix des aliments de base à cause des agrocarburants etc.
Il y a plusieurs attitudes par rapport à cette crise : la fuite en avant ( ‘on trouvera bien une solution technique aux problèmes’), se contenter de petites mesurettes (les vélos de Decaux), ou éluder tout simplement le problème.
Ce qu’il faut bien comprendre c’est que c’est le mode de production capitaliste qui détruit la nature. L’écologie ne peut pas être un appendice dans le NPA mais elle doit au contraire y devenir une question centrale.
Le mouvement révolutionnaire est à un tournant, contre l’apolitisme et contre une attitude interclassiste, il faut maintenant politiser la question écologiste, c’est-à-dire lui donner un contenu de classe.
Dans la discussion, on a abordé la question de la société de consommation, des comportements individuels, le thème de la décroissance, en partant du refus de culpabiliser les gens ou d’avoir un discours moralisateur. Pour que la conscience écologique augmente, il faut trouver des voies qui relient les besoins individuels aux structures économiques/écologiques et sociales. Par exemple, si on critique les transports individuels en bagnole, il faut parler de transports publics à un prix abordable et de qualité, mais on peut également soulever le problème de la mobilité des enseignants ou des demandeurs d’emploi.
Sur le thème de la technologie, on ne peut plus parler de techniques « neutres », depuis la bombe atomique ! Le nucléaire militaire et civil sont au cœur de l’état français. Sarkozy veut profiter de la présidence européenne pour promouvoir encore plus le nucléaire comme énergie « propre » car ne produisant pas de CO2 ! Une centrale nucléaire ne peut être autogérée par les travailleurs car ce serait trop dangéreux. La lutte contre le nucléaire doit être une revendication très importante pour le NPA.
Le NPA doit aussi porter ce discours sur l’écologie anticapitaliste au cœur du mouvement ouvrier, plus particulier dans les syndicats. Le syndicat Solidaires va discuter pour la première fois lors de son congrès prochain, une résolution parlant de l’écologie.
On ne doit pas non plus oublier de faire le lien avec le social dans nos revendications par exemple si nous exigeons la sortie du nucléaire, nous devons aussi exiger la réconversion de toutes les personnes qui travaillent dans ces filières.
On a enfin discuté de l’appel « Un nouveau parti pour une écologie anticapitaliste » en se disant qu’il faudra, au moment des discussions sur le programme du NPA, reformuler nos exigeances dans le sens des alternatives que nous voulons et ne pas parler uniquement des « ruptures » avec les politiques capitalistes actuelles.