Nouveau Parti Anticapitaliste Loiret

Un Nouveau Parti Anticapitaliste, c’est maintenant parce que c’est urgent !

le processus constituant : Des questions, des réponses (2)

Publié par npaloiret sur 12 mai 2008

Article publié sur le site de la LCR

De nombreuses questions se posent au sein des comités pour le nouveau parti anticapitaliste (NPA). Comme la semaine dernière et la semaine prochaine, « Rouge » aborde une partie d’entre elles.

• Cela veut dire quoi, concrètement, un parti de militants ?

Partout cette question se pose. Parfois, on vient juste pour adhérer. Mais personne ne veut que notre nouveau parti calque ses pratiques sur celles du PS, avec des campagnes d’adhésion sur le Net à 20 euros par an. Cependant, entre cette caricature et l’autre, celle d’un parti « de moines », il y a de la marge ! Un parti de militants suppose cohésion, régularité, investissement, mais aussi diversité et souplesse. La plupart du temps, on constate une moyenne quinzomadaire pour les réunions. Dans les comités déjà constitués – comme c’est d’ailleurs aussi le cas dans la LCR –, tous les membres ne sont pas présents à chaque réunion et les niveaux d’investissement sont très variés. Nous voulons aller vers un parti de militants, dans lequel chacune et chacun puisse trouver sa place en fonction du temps que chacune et chacun souhaite, ou peut, consacrer. Il faut que l’engagement puisse durer… Pour cela, chacune et chacun doit pouvoir trouver sa place et s’insérer dans le jeu du débat et de l’action politique.

• Comment articuler réunions des comités et instances de la LCR ?

Bien entendu, la LCR existe… tant qu’elle n’est pas dissoute. Et ses instances ont toute légitimité pour se réunir au rythme qu’elles souhaitent. Néanmoins, la pratique montre que toutes et tous, militants de la LCR ou pas, mettent l’effort maximum dans la construction des comités. Nul ne veut entretenir l’existence de deux identités parallèles (membres et non-membres de la LCR), là où il nous faut converger et dépasser les identités passées pour trouver une identité commune pour le futur. Le transfert des « compétences » entre les sections de la LCR et les comités se fait à des rythmes différents selon les endroits. Les directions locales et nationale de la LCR vont peu à peu, elles aussi, confier la conduite du processus aux coordinations locales et à la coordination nationale. Quant aux débats internes de la LCR, ils n’ont rien de secret pour celles et ceux qui participent à la construction du nouveau parti.

• Comment coordonner les comités ?

De façon générale, une fois lancé, le comité se dote d’un bureau pour l’animer, associant des camarades issus de la LCR, d’autres de groupes militants associés, et d’autres qui ne sont issus d’aucun mouvement politique. Dès qu’il existe un nombre significatif de comités, ils se coordonnent à l’échelle d’une agglomération, d’un département, d’une région…

• Comment prépare-t-on la coordination nationale de juin ?

Cette réunion est à l’appel de la direction de la LCR. Il ne peut en être autrement car, aujourd’hui, il n’y a pas d’autre structure nationale légitime pour le faire. Le but est justement de modifier cette réalité. La direction nationale de la LCR, qui se réunit mi-mai, proposera un mode d’emploi plus précis. On peut imaginer un mécanisme souple de délégation, par exemple deux délégués par comité. Cette coordination nationale peut être l’occasion d’un travail en commissions sur le programme, le nom, le fonctionnement, l’orientation politique immédiate et un comité de pilotage pourrait être désigné afin de « driver » le travail nationalement jusqu’à une nouvelle coordination nationale, en octobre.

• Quelles bases pour le débat politique ? Comment choisira-t-on le nom du nouveau parti ?

Sur le nom, le débat a déjà commencé. Les idées foisonnent. Il reviendra au groupe de pilotage national de proposer une méthode de choix. Peut-être, peut-on imaginer une procédure par élimination, qui permettrait de sélectionner deux ou trois noms pour ensuite les opposer dans le cadre des congrès locaux et du congrès national de fondation ? Ou faire ce tri au congrès national ? D’ailleurs, il en va du nom comme du reste des décisions sur le programme et l’orientation. Les bases de la discussion sont connues : nous voulons construire un parti pour en finir avec le capitalisme, et donc révolutionner la société. Un parti qui privilégie les mobilisations, sans refuser par principe – au contraire – la participation aux élections et de s’appuyer sur les élus indépendants qui en découleraient. Un parti qui agisse contre l’exploitation et l’oppression, pour un programme de mesures sociales d’urgence, pour le socialisme, l’écologie et le féminisme, en œuvrant à l’unité la plus large dans le cadre des mobilisations, mais qui assume l’indépendance pleine et entière vis-à-vis de la direction du PS. À partir de là, il reviendra au congrès national de fondation de préciser l’identité politique précise du nouveau parti, et il reviendra au groupe de pilotage national, issu de la réunion de juin, d’organiser le congrès et de proposer un ordre du jour, sur la base du mandat de travail qui lui sera donné en juin.

Fred Borras

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